Thomas Mann : « Der Tod in Venedig »/ « La Mort à Venise »

Billet invité. Je remercie son auteur, Laurent Tissot, de m‘avoir donné son accord pour la reprise de son texte. Laurent Tissot est professeur émérite en histoire contemporaine à l’Université de Neuchâtel, spécialisé en histoire économique et en histoire du tourisme, des loisirs et des transports. L’essai est paru en premier sur le site suisse Viral. J’ai rajouté deux extraits en allemand pour rester dans l’esprit du SauteRhin et traduit les passages en anglais. Il m’a semblé intéressant de voir la question de l’épidémie sous l’angle du tourisme, puisque :

« Ce n’est pas le virus, c’est l’homme qui fait l’épidémie. Le virus est sédentaire : il n’a aucun moyen de locomotion. Pour se déplacer, il lui faut passer de corps en corps. C’est ce qu’exprime l’étymologie du mot épidémie : le terme est emprunté au latin médical “epidemia”, lui-même issu de la racine grecque “epidemos” – “epi”, qui circule, “demos”, dans le peuple. » (Norbert Gualde, immunologue, cité dans Le Monde 21/05/2020)

Histoire, tourisme et épidémie,
l’exemple de La Mort à Venise de Thomas Mann

Dirk Bogarde interprétant Gustav von Aschenbach dans l’adaptation au cinéma de La mort à Venise par Luchino Visconti (1971)

Par Laurent Tissot

Les récents événements nous ont appris la fragilité du secteur touristique. L’épidémie du Covid-19 a rappelé ce fait connu depuis très longtemps dans une perspective historique : les moindres perturbations conjoncturelles – qu’elles soient d’ordre géopolitique, militaire, économique ou … sanitaire – impactent immédiatement et profondément toute la chaîne de fonctionnement de l’activité touristique : voyagistes, transporteurs, hôteliers, restaurateurs, animateurs de loisirs, etc. La déflagration entraîne un effet de dominos qu’il est difficile de stopper et la remise en route est rude. La violence inouïe du Covid-19 a mis à l’arrêt – pour combien de temps ? – un secteur économique dont on dit qu’il est le plus gros employeur au monde. Il a aussi mis en exergue le désemparement de milliers de touristes surpris dans leurs lieux de séjours par les restrictions mises en place et immobilisés pour un temps plus ou moins long dans l’attente, parfois très angoissante, de moyens leur permettant de rentrer à la maison. La chambre d’hôtel ou la cabine du bateau de croisière se transforme soudainement en prison dont on se serait bien passé.  S’il est facile après coup de dénoncer l’insouciance de ces milliers de personnes ou l’immoralité des promoteurs touristiques de « penser » le tourisme comme ils l’ont fait, il n’est pas inutile de redire que les expériences historiques sont nombreuses pour nous rappeler cette fragilité.

Beaucoup de blogs, d’articles de journaux, d’émissions de télévision et de radio nous redisent l’ancienneté des épidémies et leurs impacts sur les sociétés pour nous faire bien comprendre qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil et que notre croyance dans l’indestructibilité de nos sociétés n’était qu’illusion [1]. Peu de recherches portent cependant spécifiquement sur les liens entre épidémies et tourisme. En 1974, le grand spécialiste de la malaria L.J. Bruce Chwatt, publiait un article sur les liens entre le trafic aérien qui prenait un important essor dû à la croissance du tourisme et les épidémies en soulignant que « la croissance de l‘industrie du tourisme a considérablement augmenté le risque de transmission et rendu les actions préventives beaucoup plus difficiles[2]. Cet article amenait un scientifique français, spécialiste des migrations et directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques, Jacques Houdaille, à prolonger la réflexion de Chwatt. Houdaille faisait notamment remarquer que « Les règlements internationaux prévus depuis 1951 pour empêcher la transmission de certaines maladies épidémiques ont été assez bien observés pendant une quinzaine d’années. Toutefois, au cours des années 60, le développement rapide du tourisme a incité les autorités d’immigration à relâcher leur vigilance. Les progrès de l’aviation de commerce y ont fortement contribué »[3].  Chacun à leur manière et se servant de leur connaissance, ces deux scientifiques mettaient le doigt sur un phénomène qu’on ne voulait ou ne pouvait pas voir : l’impact des épidémies. Pour preuve, dans l’introduction à un numéro spécial d’une revue consacrée en 2007 à l’histoire du tourisme, nous finissions par nous poser la question de savoir si le tourisme a un futur : « Des visiteurs fatigués, des sites épuisés, des destinations déconseillées, des tour-opérateurs frauduleux, des aéroports surchargés, des autoroutes bloquées, tout indique que, sauf miracle, le tourisme fonce dans un mur où le bonheur ne sera certainement pas au rendez-vous »[4]. Aucun miracle ne s’est, il est vrai, produit, mais aucune mention n’était faite non plus des dangers d’une épidémie comme s’il était indécent d’invoquer son éventualité. Le Covid-19 nous donne l’occasion d’être plus attentif à l’essence même du tourisme qui, comme le dieu Janus, a deux faces, une heureuse, la plus souvent mise à avant – et pour cause – et l’autre, la face sombre.  Au début du 20e siècle, un célèbre écrivain a écrit un texte d’une actualité stupéfiante en ces jours de confinement. Dans sa nouvelle La mort à Venise, Thomas Mann a en effet merveilleusement (si l’on peut employer ce mot…) décrit le processus qui amène des … touristes à être pris dans les mailles d’un filet dont ils ne peuvent quasiment pas s’extirper[5]. Au-delà de sa magistrale maîtrise littéraire et de son intrigue qui voit un écrivain, Gustav Aschenbach se prendre d’une passion folle pour un adolescent, il fait œuvre d’observateur très avisé en montrant la diffusion sournoise à Venise de ce qu’il appelle « le choléra asiatique ».

Le texte de Mann aide à voir comment l’épidémie s’est propagée en Europe et particulièrement à Venise et comment elle affecte la ville et ses habitants, notamment les touristes. Dans sa « démonstration », Thomas Mann décrit un processus qui se divise en plusieurs étapes :

1. Origine asiatique de l’épidémie -> 2. Arrivée de l’épidémie en Europe -> 3. Identification du « patient zéro » -> 4. Transmission de l’épidémie -> 5. Manifestations -> 6. Mesures prises par les autorités -> 7. Réactions du public -> 8. Implications (départ ou confinement)[6].

Passons en revue ces différentes étapes et voyons comment Mann les retranscrit.

Dans le premier temps, Thomas Mann situe l’origine de l’épidémie en Asie.

« Engendrée par la chaleur dans le delta marécageux du Gange, avec les miasmes qu’exhale un monde d’îles encore tout près de la création, une jungle luxuriante et inhabitable, peuplée seulement de tigres tapis dans les fourrés de bambous, l’épidémie avait gagné tout l’Hindoustan où elle ne cessait de sévir avec une virulence inaccoutumée ; puis elle s’est étendue à l’est, vers la Chine, à l’ouest, vers l’Afghanistan, la Perse, et suivant la grande piste des caravanes avait porté ses ravages jusqu’à Astrakan et même Moscou. »

Dans un deuxième temps, c’est l’arrivée de l’épidémie en Europe. Thomas Mann identifie précisément les responsables :

« c’est avec les marchants syriens venus d’au-delà les mers qu’il [le mal] avait pénétré, faisant son apparition simultanément dans plusieurs ports de la Méditerranée, sa présence s’était révélée à Toulon, à Malaga ; on l’avait plusieurs fois devinée à Palerme et il semblait que la Calabre et l’Apulie fussent définitivement affectées. Seul le Nord de la péninsule avait été préservé. Cependant cette année-là – on était à la mi-mai – en un seul jour les terribles vibrions furent découverts dans les cadavres vidés et noircis d’un batelier et d’une marchande des quatre-saisons. »

La troisième étape du mécanisme est l’identification du « patient zéro » puis les infections qui peu à peu enserrent toute la ville malgré les dénégations des autorités de la ville :

« Un habitant des provinces autrichiennes venu, pour quelques jours à Venise en partie de plaisir, mourut en rentrant dans sa petite ville d’une mort sur laquelle il n’y avait pas se tromper et c’est ainsi que les premiers bruits de l’épidémie qui avait éclaté dans la cité des lagunes parvinrent aux journaux allemands. L’édilité de Venise fit répondre que les conditions sanitaires de la ville n’avaient jamais été meilleures et prit les mesures de première nécessité pour lutter contre l’épidémie. »

L’expansion s’opère ensuite par l’infection des produits alimentaires et leur transmission aux êtres humains:

« Mais sans doute, les vivres, légumes, viande, lait étaient-ils contaminés, car quoique l’on démentît ou que l’on arrangeât les nouvelles, le mal gagnait du terrain ; on mourait dans les étroites ruelles, et une chaleur précoce qui attiédissait l’eau des canaux favorisait la contagion. Il semblait que l’on assistât à une recrudescence du fléau et que les miasmes redoublassent de ténacité et de virulence. »

Thomas Mann expose dans un cinquième temps les manifestations sur les patients infectés.

 « Les cas de guérison étaient rares, quatre-vingt pour cent de ceux qui étaient touchés mouraient d’une mort horrible, car le mal se montrait d’une violence extrême, et nombreuses étaient les apparitions de sa forme la plus dangereuse, que l’on nomme la forme sèche. Dans ce cas, le corps  était impuissant à évacuer les sérosités que les vaisseaux sanguins faisaient filtrer en masse. En quelques heures le malade se desséchait et son sang devenu poisseux l’étouffait. Il agonisait dans les convulsions et les râles. »

Le sixième temps se voit dans les mesures prises par les autorités ou plutôt les dénégations de peur d’alarmer les touristes et de les voir s’enfuir de La Sérénissime.

„Aber die Furcht vor allgemeiner Schädigung, die Rücksicht auf die kürzlich eröffnete Gemäldeausstellung in den öffentlichen Gärten, auf die gewaltigen Ausfälle, von denen im Falle der Panik und des Verrufes die Hotels, die Geschäfte, das ganze vielfältige Fremdengewerbe bedroht waren, zeigten sich mächtiger in der Stadt als Wahrheitsliebe und Achtung vor internationalen Abmachungen ; sie vermochte die Behörde, ihre Politik des Verschweigens und des Ableugnens hartnäckig aufrechtzuerhalten. Der oberste Medizinalbeamte Venedigs, ein verdienter Mann, war entrüstet von seinem Posten zurückgetreten und unter der Hand durch eine gefügigere Persönlichkeit ersetzt worden“ .

(Thomas Mann : Der Tod in Venedig. Chap 6. Le texte allemand est dans le domaine public et accessible en ligne)

« Mais la crainte d’un dommage à la communauté, la considération que l’on venait d’ouvrir une exposition de peinture au jardin public et que les hôtels, les maisons de commerce, toute l’industrie complexe du tourisme risquaient de subir de grosses pertes au cas où, la ville décriée, une panique éclaterait, tout cela l’emportait sur l’amour de la vérité et le respect des conventions internationales, et décidait les autorités à persévérer obstinément dans leur politique de silence et de démentis. Le directeur du service de santé de Venise, un homme de mérite, avait démissionné avec indignation, et en sous-main on l’avait remplacé par quelqu’un de plus souple. »

Thomas Mann : La mort à Venise. Trad. Félix Bertaux et Charles Sigwal. Livre de Poche

Dans le septième point, Thomas Mann s’attache à décrire les réactions du public.

„Das Volk wußte das; und die Korruption der Oberen zusammen mit der herrschenden Unsicherheït, dem Ausnahmezustand, in welchen der umgehende Tod die Stadt versetzte, brachte eine gewisse Entsittlichung der unteren Schichten hervor, eine Ermutigung lichtscheuer und antisozialer Triebe, die sich in Unmäfigkeit, Schamlosigkeit und wachsender Kriminalität bekundete. Gegen die Regel bemerkte man äbends viele Betrunkene ; bösartiges Gesindel machte, so hieß es, nachts die Straßen unsicher ; räuberische Anfälle und selbst Mordtaten wiederholten sich, denn schon zweimal hatte sich erwiesen, daß angeblich der Seuche zum Opfer gefallene Personen vielmehr von ihren eigenen Anverwandten mit Gift aus dem Leben geräumt worden waren; und die gewerbsmäß ige Liederlichkeit naahm aufdringliche und ausschweifende Formen an, wie sie sonst hier nicht bekannt und nur im Süden des Landes und im Orient zu Hause gewesen waren“

Thomas Mann : ibidem

« Cela le public le savait, et la corruption des notables de la ville, ajoutée à l’incertitude qui régnait, à l’état d’exception dans lequel la mort rôdant plongeait la ville, provoquait une démoralisation des basses classes, une poussée de passions honteuses, illicites, et une recrudescence de criminalité où on les voyait faire explosion, s’afficher cyniquement. Fait anormal : on remarquait le soir beaucoup d’ivrognes ; la nuit, des rôdeurs rendaient, disait-on, les rues peu sûres ; les agressions, les meurtres se répétaient, et deux fois déjà il s’était avéré que des personnes soi-disant victimes du fléau avaient été empoisonnées par des parents qui voulaient se débarrasser d’elles ; le vice professionnel atteignait un degré d’insistance et de dépravation qu’autrement l’on ne connaissait guère dans cette région, et dont on n’a l’habitude que dans le Sud du pays et en Orient. »

Le huitième temps est celui de la décision. Un employé anglais d’une agence de voyage avoue à Aschenbach que la situation est très sérieuse et que la seule conclusion à tirer est de quitter sans délai Venise, avant l’installation de la quarantaine pour tous ses habitants, ce à quoi – au contraire de tous les autres touristes qui « partaient, fuyaient, la table d’hôte se dégarnissait de plus en plus, et il était rare de voir encore un étranger dans la ville » – il ne peut s’y atteler, envoûté qu’il est par la passion vouée à Tadzio, l’ange de la mort.

On ne saurait faire de la nouvelle de Thomas Mann l’exacte réplique de ce qui se passe avec le Covid-19. Ce serait sans intérêt et même idiot. Sur les huit étapes mentionnées, la plupart ne colle pas factuellement avec la présente situation même si les effets de la globalisation (les marchands syriens accostant en Europe) ou les réactions du public ou encore les manifestations de la maladie se retrouvent à bien des égards dans les deux cas. Il ne s’agit pas de prendre pour argent comptant les écrits d’un écrivain dont l’immense pouvoir d’imagination et de suggestion ne sont plus à démontrer ni d’en faire un historien. Nous le savons : les relations entre littérature et histoire prennent des chemins très complexes et parfois dangereux[7].

Une étude très fouillée des sources qui ont servi à Thomas Mann à décrire l’épidémie de « choléra asiatique » a été menée par un chercheur allemand. Il montre que Mann avait réuni une très importante documentation (journaux de l’époque, rapports officiels, témoignages, etc.) pour contextualiser sa nouvelle sans compter qu’avec son épouse Katia il fait un voyage à Venise au même moment où il place le séjour d’Aschenbach, soit au moment même où Venise connaît en 1911 une épidémie de choléra. Son témoignage personnel lui aussi très précieux :

«Revu avec le recul et du point de vue de l’histoire médicale, le récit de Thomas Mann sur le choléra à Venise se caractérise par une perspicacité rare et presque surnaturelle dans une affaire par ailleurs trouble qui a été marquée par des rumeurs, des spéculations et des démentis. La ville (et ses autorités) est diagnostiquée par l’écrivain avec une précision sans faille. Le déroulement de l’épidémie et les réponses apportées sont décrits avec une précision historiographique. Ces caractéristiques font presque de la nouvelle la source d’information contemporaine publiée la plus fiable et la plus précise concernant l’épidémie de choléra qui a touché Venise en 1911 »[8].

Il n’en reste pas moins qu’on ne peut en rester à une relation aussi simple. Thomas Mann n’est pas Gustav Aschenbach pas plus que la Venise de l’un n‘est celle de l’autre même si certaines similitudes – la présence de l’écrivain et de son héros au même endroit, celle du choléra – peuvent le laisser croire. Si histoire et littérature peuvent se croiser, on peut émettre un doute sur une totale adéquation des genres.

La description de Mann ne nous épargne pas non plus les stéréotypes ni sur les populations (les gens du Sud et de l’Orient) ni sur les aires géographiques (l’Asie). Ce qui fait dire à une chercheuse que, dans une perspective postcoloniale, le texte de Mann renfermait son lot de mépris de l’autre, d’impérialisme et de colonialisme. En stigmatisant l’origine indienne du choléra, il crée un imaginaire qui identifie les épidémies avec le monde tropical, associé au mal:

«Au mieux, le texte de Mann exprime la peur impériale très ancienne du colonisé et du colonisateur entrant en contact, et au pire, il présente une angoisse profondément ancrée de la contamination – une horreur de la diversité » qu’Aschenbach note en premier quand il parle de l’espace imaginaire qui relie l’Inde et la maladie » [9]

Si l’hypothèse est séduisante, elle n’en pas moins risquée en décontextualisant totalement les circonstances de rédaction et les intentions de Mann.

A côté de la dimension purement littéraire et interprétative, le texte de Mann pose donc de multiples questions épistémologiques et politiques. Pour notre part, nous aimerions insister sur sa capacité à séquencer théoriquement le processus d’infection dans son enchaînement tragique : de l’arrivée de l’épidémie aux implications sous la forme d’un départ ou de la mise en quarantaine. Ce déroulement aboutit à une inéluctable mise en berne des activités touristiques… Avec Thomas Mann, leur mise à mort, personnifiée par le héros, est l’unique aboutissement. Il faut espérer qu’après le Covid-19, une renaissance s’opérera.


[1] Cf. notamment le très intéressant blog de l’Economic History Society : The Long View on Epidemics, Disease and Public Health: Research from Economic History Part A and Part B : (consulté le 3 avril 2020. Cf. aussi Nicolas Weill, « Face à la maladie, les limites du pouvoir » in Le Monde, 3 avril 2020.

[2] L.J. Bruce Chwatt, “Air Transport and disease”, Journal of Biosocial Science, avril 1974, 6, p. 241-258.

[3] Jacques Houdaille. Le tourisme international et la maladie. In: Population, 30ᵉ année, n°1, 1975. pp. 140-142. L’auteur se demande d’ailleurs pourquoi la propagation de la fièvre jaune ne s’est jamais produite.

[4] «Le tourisme: de l’utopie réalisée au cauchemar généralisé ?» In: Entreprises et histoire. -Paris. -No 47(2007), p. 5-10.

[5] Dans son blog du 23 février 2020, GeoSophie – Paysages géopolitiques, la géographe Sophie Clairet reprend sans plus les extraits de la nouvelle de Thomas Mann dans le contexte du Covid-19 (consulté le 5 avril 2020).

[6] Nous nous sommes servis de la traduction française de Félix Bertaux et Charles Sigwalt parue chez Fayard en 1971 dans l’édition du Livre de Poche de 1984.

[7] Une très bonne mise au point peut être trouvée dans : Haddad Élie, Meyzie Vincent, « La littérature est-elle l’avenir de l’histoire ? Histoire, méthode, écriture. À propos de : Ivan Jablonka L’histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales, Paris, Seuil, 2014, 333 p., ISBN 978-2-02-1137190 4 », Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2015/4 (n° 62-4), p. 132-154. DOI : 10.3917/rhmc.624.0132. URL : https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2015-4-page-132.htm

[8] Thomas Rütten, « Cholera in Thomas Mann’s Death in Venice”. In Gesnerus, 2009, p.282

[9] Amrita Ghosh, « The Horror of Contact: Understanding Cholera in Mann’s Death in Venice », Transtext(e)s Transcultures [Online], 12 | 2017, Online since 24 October 2018, connection on 02 May 2019. URL : http://journals.openedition.org/transtexts/779 ; DOI : 10.4000/transtexts.779

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